Confirmer la maladie professionnelle

Mise à jour : 
juillet 2011

Dermite irritative

Quand la dermatite est aiguë, la clinique est suffisante (Cf. Dermatites : les symptômes).
Quand la dermatite est chronique, surtout en cas de doute avec une eczématisation, un bilan allergologique est souhaitable.

Attention : Prendre toutes les précautions avant de tester un produit, surtout s’il n’est pas connu : tester son pH (bandelette) et demander la fiche de sécurité de ce produit au patient (contacter le médecin du travail).

Eczéma de contact allergique

  • La clinique est suffisante (Cf. Dermatites : les symptômes).
  • En cas de doute ou de non récidive, des tests cutanés pourront être réalisés par des personnes entraînées pour rechercher une allergie retardée (test épicutané ou patch test) pour identifier les produits responsables de l’eczéma.

Urticaire de contact

  • Les tests pour rechercher une allergie immédiate sont obligatoires (tests de contact ouverts ou open tests lus à 20 minutes, prick-tests, dosage des IgE spécifiques (RAST-CAP) lorsque cela est possible…).

Rôle du médecin du travail

  • Le rôle du médecin du travail est ici capital pour orienter les batteries de tests et les substances ou les préparations à tester utilisées en milieu professionnel. L’étude du poste de travail est essentielle pour identifier les agents sensibilisants auxquels le travailleur est exposé, ainsi que les conditions d’exposition.
  • Il est également possible d’adresser le patient à la consultation de pathologie professionnelle la plus proche.

NB : Pour les allergies professionnelles, la répétition des poussées pose le problème du maintien au même emploi :

  • Pour les jeunes atopiques, les informer des métiers à risque avant l’apprentissage (maçon, coiffeur…) et préconiser un examen dermatologique systématique ;
  • Pour les débutants dans le métier, il faut envisager rapidement une réorientation professionnelle (contacter le médecin du travail ou le médecin scolaire).