Confirmer la rhinite ou l'asthme

Mise à jour : 
août 2014

Le médecin traitant confirmera la rhinite ou l'asthme, il précisera sa sévérité, et évoquera l'origine professionnelle en collaboration avec le pneumologue, l'allergologue et le médecin du travail.

  Rhinite professionnelle Asthme professionnel
Diagnostic clinique : dépister Rechercher les symptômes
(Cf. paragraphe 1)
Interroger : symptômes variables et réversibles au début
Diagnostic paraclinique :
Tests

Allergie à des substances de haut poids moléculaire (PM) (principalement protéine animale ou végétale) (Recommandation 9)

Tests cutanés (PRICK tests)
et/ou tests d’IGE - réactivité sérique (RAST, in vitro)

Allergie aux substances de bas poids moléculaire

Test cutanés et RAST inutiles
sauf pour les sels de platine et les colorants réactifs
Imagerie Aucun examen d’imagerie n’est justifié en première intention (Recommandation 8)  
Endoscopie Rhinoscopie antérieure si : symptômes unilatéraux, diagnostic incertain, échec du traitement initial (Recommandation 7)  
EFR EFR recommandée chez les sujets à haut risque d’asthme professionnel (Recommandation 12) EFR
En cas de difficulté de diagnostic étiologique Eventuel test de provocation nasale spécifique en centre spécialisé (Recommandation 10) Pneumologue* : mesure de l'hyperréactivité bronchique non spécifique, test de provocation bronchique spécifique réaliste, recherche d’une inflammation mesure du NO exhalé, de l’éosinophilie de l’expectoration....

* Possibilité de donner un peak flow (débitmètre de pointe) au patient pour faire des mesures sur le lieu de travail et en période de repos.

L'hyperréactivité bronchique peut être soupçonnée cliniquement : toux ou gêne respiratoire au contact d'irritants - fumée de tabac, odeurs fortes, sprays, polluants - ou déclenchées par le rire, l'effort, le froid...

Consulter la synthèse des Recommandations pour la prévention et la prise en charge de la rhinite allergique professionnelle.